Aller au SommaireAller au contenu principal Aller au menu principal
page d'accueil de PagesJaunes
  • Menu

    • Animaux
    • Assurances et Finances
    • Démarches et Droit
    • Entreprise et Vie Professionnelle
    • Famille et Vie Personnelle
    • Internet et Multimédia
    • Jardin et Extérieur
    • Loisirs
    • Maison et Habitat
    • Santé et Bien-être
    • Services et Administration
    • Véhicules et permis
Revenir à la catégorie précédente : Justice
  1. Accueil
  2. Démarches et Droit
  3. Démarches
  4. Justice

Loi sur le don d’organes

Mis à jour le 16/11/2021

Temps de lecture estimé à 5 min

Rédigé par des auteurs spécialisés pagesjaunes

Partager cet article sur :

Ouvrir une nouvelle fenêtre pour Ajouter pagesjaunes en favori sur Google
medecin medical operation avortement hopital
© Thinkstock
Justice

Sommaire.

  1. Don d’organes : ce que dit la loi
  2. Loi sur le don d’organes : la question du consentement
  3. Loi sur le don d’organes : principes généraux

Le don d’organes consiste en un prélèvement d’organes ou de tissus sur le corps humain d’un donneur. Il permet de traiter des patients dont les organes ne remplissent plus leurs rôles.

pagesjaunes vous dit tout sur cette question parfois délicate, mais dont il est indispensable de comprendre les enjeux.

Don d’organes : ce que dit la loi

En principe, le corps humain est inviolable et indisponible.

L’article 16 du Code Civil dispose en effet que :

« La loi assure la primauté de la personne, interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie ».

Le respect de l’être humain emporte le respect de ses produits (et notamment de ses organes). C’est pour cette raison que les lois « bioéthiques » du 29 juillet 1994 et du 6 août 2004 encadrent strictement l’utilisation des organes.

Loi sur le don d’organes : la question du consentement

Une personne ne peut pas être contrainte à subir une atteinte à son corps. Le consentement libre et éclairé de l’individu est toujours nécessaire.

C’est ce que précise l’article L 1211-2 du code de la santé publique :

« Le prélèvement d’éléments du corps humain et la collecte de ses produits ne peuvent être pratiqués sans le consentement préalable du donneur. Ce consentement est révocable à tout moment ».

Don d’organe d’une personne décédée

Depuis la loi Caillavet du 22 décembre 1976, le consentement au don d’organe d’une personne décédée est présumé. Cela signifie qu’en l’absence de refus explicite exprimé par la personne décédée de son vivant, on présume qu’elle a consenti à donner ses organes :

  • Cette position a permis d’augmenter considérablement le nombre de greffons disponibles.
  • Cette présomption de consentement peut être renversée lorsque le défunt a fait connaître de son vivant son refus d’un prélèvement sur son corps.

Aujourd’hui, le refus peut être exprimé par tout moyen, notamment par :

  • l’inscription sur un registre national automatisé (révocable à tout moment). Le refus doit être envoyé par voie postale à l’Agence de la Biomédecine ;
  • le témoignage des proches.
Bon à savoir

Une carte de donneur d’organes volontaire n’a aucune valeur légale. Faites connaître votre position à vos proches !

Concernant une personne mineure, le consentement écrit des détenteurs de l’autorité parentale est nécessaire.

À noter

La loi n° 2016-46 du 26 janvier 2016, portant modernisation de notre système de santé, prévoit une simple information des proches (qui ne peuvent donc plus témoigner du refus d’une personne décédée qui n’aurait pas donné son avis). Le refus doit être exprimé « principalement » sur le Registre National des Refus. Un décret en précisera bientôt les modalités. La loi entrera en vigueur au plus tard le 1er janvier 2017.

Don d’organe d’une personne vivante

Le prélèvement d’organes sur une personne vivante est autorisé à des fins thérapeutiques uniquement (greffe ou transplantation sur autrui), ce qui exclut toute fin scientifique.

Un lien familial entre donneur et receveur est nécessaire. Depuis la loi de 2004, le donneur peut être :

  • le conjoint du receveur ;
  • ses frères ou sœurs ;
  • ses fils ou filles ;
  • son père ou sa mère ;
  • ses grands-parents ;
  • ses oncles et tantes ;
  • ses cousins germains et cousines germaines ;
  • le conjoint du père et de la mère du receveur ;
  • ou bien encore toute personne apportant la preuve d’une vie commune d’au moins deux ans avec le receveur.

Le don d’organe par une personne vivante doit résulter d’un consentement formellement exprimé. Ce consentement résulte :

  • d’une déclaration devant le président du tribunal judiciaire (ex-tribunal de Grande Instance) ;
  • d’un magistrat désigné par lui ;
  • de la signature d’un acte par le donneur et le magistrat.

Il est révocable sans forme à tout moment.

Le consentement est éclairé, c’est-à-dire qu’il fait suite à une information sur les risques encourus et sur les conséquences prévisibles pour le donneur, mais également pour le receveur.

Bon à savoir

Le prélèvement d’organe sur un mineur ou un majeur incapable est strictement interdit.

Loi sur le don d’organes : principes généraux

La finalité de l’atteinte au corps humain est strictement encadrée par le Code civil :

« Il ne peut être porté atteinte à l’intégrité du corps humain qu’en cas de nécessité médicale pour la personne ou à titre exceptionnel dans l’intérêt thérapeutique d’autrui ».

Anonymat

L’anonymat est obligatoire à l’égard du donneur, du receveur, mais également à l’égard des tiers qui pourraient détenir des informations sur le donneur ou le receveur.

Le Code civil dispose en effet :

« Aucune information permettant d’identifier à la fois celui qui a fait don d’un élément ou d’un produit de son corps et celui qui l’a reçu ne peut être divulguée. Le donneur ne peut connaître l’identité du receveur ni le receveur celle du donneur ».

Cependant, la règle de l’anonymat comporte deux exceptions :

  • le don d’organes par une personne vivante ;
  • le don d’organes en cas de nécessité thérapeutique (dans ce cas, les informatisation ne sont connues que des médecins).

Gratuité

« Le corps humain, ses éléments et ses produits ne peuvent faire l’objet d’un droit patrimonial » (article du 16-1 du Code civil).

Cela signifie que le corps humain est hors du commerce. Il ne peut pas être échangé contre de l’argent.

Par conséquent, le don d’organe est gratuit. Le donneur ne peut pas être rémunéré.

Bon à savoir

Le donneur peut cependant être remboursé des frais par lui engagés. Les frais afférents au prélèvement ou à la collecte sont intégralement pris en charge par l’établissement de santé chargé d’effectuer le prélèvement ou la collecte.

La publicité en faveur d’un don d’éléments ou de produits du corps humain au profit d’une personne déterminée, ou au profit d’un établissement ou d’un organisme déterminé, est interdite. En revanche, les opérations de sensibilisation du public au don d’organe sont autorisées.

Sécurité sanitaire

Lors d’une greffe, le receveur court le risque d’être contaminé par une maladie transmissible du donneur. La loi impose que le risque mesurable, en l’état des connaissances scientifiques et médicales, soit inférieur à l’avantage escompté par celui-ci.

Afin de limiter ce risque, toutes les étapes du don d’organe, du prélèvement jusqu’à la greffe, doivent respecter les règles de sécurité sanitaire en vigueur sur le plan :

  • de la sélection clinique des donneurs ;
  • des analyses de biologie médicale.

Exemple : dépistage de certaines infections comme les virus VIH 1 et VIH 2, HTLV 1 ou les hépatites B et C, dépistage de certaines infections bactériennes, fongiques et parasitaires.

Partager cet article sur :

Ouvrir une nouvelle fenêtre pour Ajouter pagesjaunes en favori sur Google

Ces pros peuvent vous aider !

À lire aussi

  • Justice

    Formalités greffe

    Mis à jour le 28/12/2023 8 min
  • Justice

    Déclaration au greffe

    Mis à jour le 07/08/2020 5 min
  • Justice

    Contenu des fichiers d’empreintes digitales et génétiques

    Mis à jour le 21/02/2025 3 min
  • Justice

    Loi sur le cannabis

    Mis à jour le 28/09/2023 5 min

Nos autres univers

  • Animaux
  • Assurances et Finances
  • Démarches et Droit
  • Entreprise et Vie Professionnelle
  • Famille et Vie Personnelle
  • Internet et Multimédia
  • Jardin et Extérieur
  • Loisirs
  • Maison et Habitat
  • Santé et Bien-être
  • Services et Administration
  • Véhicules et permis

Infos légales, cookies et vie privée

  • Mentions légales
  • Infos Cookies
  • Vos données en question
  • Accessibilité
  • Protection de la vie privée
  • CGU des services du compte
  • Référencement sur PagesJaunes

Des questions sur nos services

  • Aide utilisateur
  • Contactez-nous
  • Blog PagesJaunes

Astuces et guides

  • Astuces
  • Guides pratiques
  • Tips
  • Fiches pratiques
  • Contenus téléchargeables

Nos réseaux sociaux

  • Facebook
  • Facebook PagesConseils
  • Twitter
  • Instagram
  • Pinterest
  • LinkedIn
  • YouTube
  • YouTube PagesConseils

PagesJaunes est une marque du groupe Solocal

  • Charte du groupe
  • Recrutement