À quoi sert ce modèle de contrat ?
À moins de n'avoir eu que des conséquences légères, le fait de détruire, de détériorer ou de dégrader un quelconque bien appartenant à un tiers est réprimé par l'article 322-1 du Code pénal qui prévoit pour l'auteur une peine maximale de deux ans de prison et de 30 000 € d'amende (ou d'une peine de travail d'intérêt général).
Il y a lieu de penser que le préjudice est léger si le délinquant a simplement sali le bien de sa victime, si ledit bien n'avait qu'une valeur faible ou si la réparation de la détérioration n'a qu'un coût peu élevé.
En outre, le fait de tracer des dessins, des inscriptions ou des signes sur des façades, sur du matériel ferroviaire, sur des bâtiments, sur des voitures, sur des trottoirs ou sur des meubles urbains est passible, selon le même texte, d'une amende de 3 750 € si le préjudice est faible.
L'alinéa deux de l'article 322-2 du Code pénal prévoit une peine maximale de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 € d'amende si le délinquant a agi en raison du fait qu'il savait ou qu'il supposait que sa victime faisait partie d'une race, une religion, une ethnie ou d'une nation déterminée (ou qu'elle n'en faisait pas partie).
D'autre part, le fait de menacer le propriétaire d'un bien de détruire ledit bien est passible des peines prévues par l'article 322-12 du Code pénal qui punit ce délit d'une peine pouvant atteindre 7 500 € d'amende ou six mois de prison. Ces peines sont applicables si :
- l'individu menace de commettre une détérioration dangereuse pour les êtres humains ;
- sa menace est réitérée ou si elle est matérialisée par quelque objet que ce soit.
Ces sanctions sont doublées si la menace est faite avec l'ordre de se conformer à une condition, c'est-à-dire si l'auteur de la menace exige que la victime lui verse de l'argent ou qu'elle réalise un acte contre sa volonté. Enfin, dans ce cas, les peines peuvent atteindre trois ans de prison et 45 000 € d'amende si l'individu menace d'employer un procédé dangereux pour les personnes.