Aller au SommaireAller au contenu principal Aller au menu principal
page d'accueil de PagesJaunes
  • Menu

    • Animaux
    • Assurances et Finances
    • Démarches et Droit
    • Entreprise et Vie Professionnelle
    • Famille et Vie Personnelle
    • Internet et Multimédia
    • Jardin et Extérieur
    • Loisirs
    • Maison et Habitat
    • Santé et Bien-être
    • Services et Administration
    • Véhicules et permis
Revenir à la catégorie précédente : Justice
  1. Accueil
  2. Démarches et Droit
  3. Démarches
  4. Justice

Faute de gestion

Mis à jour le 26/11/2020

Temps de lecture estimé à 3 min

Rédigé par des auteurs spécialisés pagesjaunes

Partager cet article sur :

patron-employé
© Thinkstock
Justice

Sommaire.

  1. Faute de gestion : définition
  2. Réparation d’une faute de gestion

Un gérant est la plupart du temps libre de ses choix et de ses décisions. Néanmoins, dans des cas très précis, il peut voir sa responsabilité engagée suite à la gestion de sa propre entreprise : c’est ce qu’on appelle la faute de gestion.

À lire aussi
Création entreprise : Le guide pratique

Faute de gestion : définition

La faute de gestion est un acte contraire à l’intérêt social qu’un dirigeant normalement compétent n’aurait pas pu commettre. En effet, le mandataire doit répondre des fautes qu’il commet dans sa gestion. Mais cette responsabilité est minorée lorsque le mandat est exercé à titre gratuit par rapport à celui qui reçoit un salaire (article 1992 du Code civil).

Le Code civil prévoit également des dispositions spécifiques en matière de société civile en cas d’infractions aux lois et règlements, de la violation des statuts, ou des fautes commises dans sa gestion (article 1850 du Code civil).

Exemples de faute de gestion

Certaines fautes ont été légalement prévues :

  • tel est le cas du défaut d’une mention obligatoire dans les statuts, soit par l’omission ou l’accomplissement irrégulier d’une formalité prescrite pour la constitution de la société (article 1840 alinéa 1 du Code civil) ;
  • ou d’une irrégularité lors de la modification des statuts (article 1840 alinéa 2 du Code civil).

D’autres ont été précisées par la jurisprudence :

  • commet par exemple une faute le dirigeant qui signe une promesse d’achat d’actions dans des conditions dommageables pour l’entreprise (Cass. com., 28 février 2006, n° 02-11.768) ;
  • voire s’abstient (CA Libourne, 14 décembre 1978).

Réparation d’une faute de gestion

Action en réparation du préjudice subi par la société

Pour la société, il peut être réparé un préjudice social : par principe, c’est le dirigeant qui doit intenter l’action au nom et pour le compte de la société. Lorsque le dirigeant intente cette action au nom et pour le compte de la société, on parle d’action « ut universi ».

Cela pose difficulté lorsque c’est lui le fautif : ce sont alors les associés de l’entreprise qui peuvent exercer eux-mêmes cette action sociale (article 1843-5 du Code civil). On parle alors d’action « ut singuli ». Si elle n’est pas possible pour les associations et les GIE (groupement d’intérêts économique), l’action est en revanche prévue :

  • pour les sociétés anonymes (articles L. 225-252 et L. 22-10-73 du Code de commerce) ;
  • pour les sociétés à responsabilité limitée (article L. 223-22 du Code de commerce) ;
  • pour les sociétés par actions simplifiée (article L. 227-8 du Code de commerce) ;
  • pour les sociétés civiles et les sociétés en nom commandite (article L. 1843-6 du Code civil).

L’objectif est de reconstituer le patrimoine social grâce aux dommages et intérêts auxquels peut être condamné le dirigeant fautif, lesquels sont versés à la société.

Bon à savoir

La prescription de l’action est, sauf dispositions légales spécifiques à la nature de la société, de trois années.

Action en réparation par les associés et des tiers

Mais les associés peuvent subir un préjudice distinct de celui de la société, et engager une action à ce titre. Enfin, les tiers peuvent également engager la responsabilité du dirigeant en cas de l’existence d’une faute détachable de ses fonctions.

À noter

Lorsque la responsabilité pénale d’un dirigeant est reconnue (notamment en cas d’abus de biens sociaux), et que cette faute pénale est intentionnelle, elle constitue un acte personnel dont il doit seul assumer les conséquences. Par conséquent, le dirigeant doit réparer seul cette faute pénale (Cass. com., 18 septembre 2019, n° 16-26.962).

Partager cet article sur :

Ces pros peuvent vous aider !

À lire aussi

  • Justice

    Silence de l'Administration

    Mis à jour le 26/11/2018 5 min
  • Justice

    Placement administratif

    Mis à jour le 24/10/2023 6 min
  • Justice

    Référé administratif

    Mis à jour le 26/08/2016 3 min
  • Justice

    Dématérialisation du système judiciaire

    Mis à jour le 29/04/2019 3 min

Nos autres univers

  • Animaux
  • Assurances et Finances
  • Démarches et Droit
  • Entreprise et Vie Professionnelle
  • Famille et Vie Personnelle
  • Internet et Multimédia
  • Jardin et Extérieur
  • Loisirs
  • Maison et Habitat
  • Santé et Bien-être
  • Services et Administration
  • Véhicules et permis

Infos légales, cookies et vie privée

  • Mentions légales
  • Infos Cookies
  • Vos données en question
  • Accessibilité
  • Protection de la vie privée
  • CGU des services du compte
  • Référencement sur PagesJaunes

Des questions sur nos services

  • Aide utilisateur
  • Contactez-nous
  • Blog PagesJaunes

Astuces et guides

  • Astuces
  • Guides pratiques
  • Tips
  • Fiches pratiques
  • Contenus téléchargeables

Nos réseaux sociaux

  • Facebook
  • Facebook PagesConseils
  • Twitter
  • Instagram
  • Pinterest
  • LinkedIn
  • YouTube
  • YouTube PagesConseils

PagesJaunes est une marque du groupe Solocal

  • Charte du groupe
  • Recrutement